אִם יִרְצֶה הַשֵּׁם

Une épidémie silencieuse qui tue nos âmes
Chiour Les enfants de l'écran – Rav Touitou
Introduction : Un monde d'écrans
Nous vivons dans une génération où les écrans sont devenus les principaux éducateurs de nos enfants. Pas les parents. Pas les professeurs. Pas la Torah.
Les écrans.
Et ce n'est pas un détail, c'est une épidémie qui est en train de détruire l'esprit de nos enfants.
Les psychologues – pas les rabbins – appellent ça l'épidémie silencieuse. Comme un virus qui fait bugger nos esprits, nos enfants deviennent passifs, ils enregistrent sans penser.
La normalisation de l'anormal
On se demande souvent : « C'est quoi être normal ? »
Dans notre génération, la normalité a complètement changé de sens. Ce qui était choquant, ce qui était interdit, on le montre aujourd'hui à des enfants de 6 ans sans aucun filtre.
Quand j'avais 6 ans, je ne savais absolument pas comment on fait un enfant. Aujourd'hui, si tu demandes à un enfant de 6 ans, il te donne des cours professionnels. Ce n'est pas une exagération, c'est la réalité.
Les écrans ont pris tout ce qui était sacré et l'ont rendu profane. Ils ont pris ce qui était privé et l'ont rendu public. Ils ont pris ce qui était honteux et l'ont rendu normal.
L'addiction et l'idolâtrie
Les écrans ne divertissent pas, ils capturent.
Les applications, les vidéos courtes, les jeux, les réseaux sont conçus pour nourrir la dopamine. Tu vas trouver ta joie à l'intérieur de l'écran, et cette joie devient une addiction. Et cette addiction devient de l'avodazara, de l'idolâtrie pure et simple.
Le Satan, le Yetser Hara, depuis que les réseaux sociaux existent, il est parti au chômage ! Il n'a plus besoin de travailler, il n'a plus besoin de nous pousser au péché, les écrans font tout le boulot à sa place.
Le Massar, « Tu n'auras pas d'écran » – le Massach, c'est un masque qui t'empêche de voir la vérité spirituelle. Aujourd'hui, les écrans sont le masque qui nous aveugle.
Ce que les enfants apprennent des écrans
Soyons honnêtes : quand on donne nos écrans à nos enfants, on donne le pouvoir d'éduquer nos enfants à des inconnus.
On dit : « Je n'ai pas la force de les occuper, de les éduquer, alors tiens, regarde ça. »
J'ai vu pendant les vacances des enfants passer plus de temps devant les écrans qu'à jouer. Des enfants qui se réveillent à 6h du matin et la première chose qu'ils font, c'est attraper le portable.
Un enfant de 2 ans qui parle anglais parce que sa mère lui met des dessins animés en anglais – mais tu regardes ce qu'il voit ? Ce n'est pas moral, ce n'est pas convenable.
Les couples ne sont pas conventionnels, les comportements sont anormaux, et l'enfant grandit avec une normalité complètement tordue. À 20 ans, il ne comprend même pas où est le problème.
Les yeux regardent, le cœur désire, l'âme enregistre
La Torah nous dit que le cœur suit les yeux. Mais l'inverse est aussi vrai : ce que les yeux consomment, l'âme l'enregistre.
C'est pour ça que le plus grand paradoxe, c'est qu'on protège nos enfants des dangers physiques – « traverse pas la route », « ne touche pas ça » – mais on les laisse tranquilles devant un portable où des inconnus prennent non pas leur main, mais leur esprit !
Un enfant de 8 ans sur des sites pornographiques ? La mère qui passe derrière et voit ça ? « Mais on regarde ça dans le bus aussi. » Vous comprenez la gravité des choses ?
La crise familiale
J'ai vu des couples divorcer à cause de Facebook.
« Je suis allé boire un café avec mon camarade de CM2. Rien de mal. » Mais dans la Torah, homme et femme ne peuvent pas être amis comme ça. Résultat : ils se confient l'un à l'autre, ils quittent leur famille, ils détruisent tout. Combien de cas on a comme ça ?
Et quand les parents sont tout le temps sur leur portable, l'enfant reçoit un message : « Je suis moins intéressant que le téléphone. » Le portable est plus important que moi. Alors l'enfant grandit en se disant : le principal dans ce monde, c'est les réseaux sociaux.
La punition qui n'en est pas une
Aujourd'hui, pour punir un enfant, on lui dit : « Arrête ou je te prends le portable. »
Mais tu te rends compte ? Tu apprends à ton enfant que le portable est une récompense ! Tu lui dis que lui enlever, c'est une punition. Alors que c'est un devoir de lui enlever. C'est pas une punition, c'est une protection.
Un remède ? Il faut remplacer
On ne peut pas enlever les écrans sans mettre autre chose à la place.
- Conversation
- Lecture
- Sport
- Créativité
- Repas en famille
- Spiritualité
- Étude
- Humour
- Nature
- Amis
Tu arrêtes de fumer, tu manges. Tu arrêtes les écrans, tu fais quoi ? Tu t'ennuies.
Et pourtant, le Shabbat, on est tellement heureux de ne pas avoir d'écran ! On dort mieux, on vit mieux.
Le bilan : 10 contre 1
Dans les Ketoret (les épices du Temple), il y a 10 bonnes épices et une mauvaise, et c'est elle qui donne le goût aux autres.
Dans les réseaux sociaux, c'est l'inverse : un bien pour dix maux. Les 97 % d'ignominie contre 3 % de Torah.
Quelqu'un te prête 100 000 euros et te rend 20 000 euros, tu ne dis pas « regarde les 20 000 que j'ai reçus ». Tu demandes où sont les 80 000 qui manquent.
Conclusion
Je préfère être traité d'extrémiste, de débile, que de cacher des vérités qui détruisent l'esprit de nos enfants, qu'ils soient juifs ou pas.
Réveillez-vous, réveillez-vous, réveillez-vous.
Ce n'est pas un petit sujet. C'est l'épreuve de notre génération.
Puisse Hachem nous donner la sagesse de voir clair, de protéger nos enfants et de retrouver le chemin de la kedoucha, du dialogue véritable, de la vie réelle.
Chabbat Chalom
The Silent Epidemic That Kills Our Souls
Introduction: A World of Screens
We live in a generation where screens have become the primary educators of our children. Not parents. Not teachers. Not the Torah.
Screens.
And this is not a minor detail—it is an epidemic that is destroying the minds of our children.
Psychologists—not rabbis—call it the silent epidemic. Like a virus that makes our minds glitch, our children become passive, they record without thinking.
The Normalization of the Abnormal
We often ask ourselves: "What does it mean to be normal?"
In our generation, normality has completely changed its meaning. What was once shocking, what was forbidden, is now shown to children as young as six without any filter.
When I was six, I had absolutely no idea how a child was made. Today, if you ask a six‑year‑old, they'll give you professional lessons. This is not an exaggeration—this is reality.
Screens have taken everything sacred and turned it profane. They have taken what was private and made it public. They have taken what was shameful and made it normal.
Addiction and Idolatry
Screens do not entertain—they capture.
Apps, short videos, games, and social networks are designed to feed dopamine. You find your joy inside the screen, and that joy becomes an addiction. And that addiction becomes avodah zarah—pure and simple idolatry.
Satan, the Yetzer Hara, has been unemployed since social media arrived! He no longer needs to work, he no longer needs to push us toward sin—the screens do all the work for him.
The Massar, "You shall not have a screen"—Massach means a mask that prevents you from seeing spiritual truth. Today, screens are the mask that blinds us.
What Children Learn from Screens
Let's be honest: when we give our screens to our children, we are handing over the education of our children to strangers.
We say: "I don't have the strength to occupy them, to educate them, so here—watch this."
I saw children during vacation spend more time in front of screens than playing. Children who wake up at 6 a.m. and the first thing they do is grab a phone.
A two‑year‑old who speaks English because his mother puts on English cartoons—but do you look at what he's watching? It is not moral, it is not decent.
Couples are unconventional, behaviours are abnormal, and the child grows up with a completely twisted normality. At 20, he doesn't even see where the problem is.
The Eyes See, the Heart Desires, the Soul Records
The Torah teaches us that the heart follows the eyes. But the reverse is also true: what the eyes consume, the soul records.
That is why the greatest paradox is that we protect our children from physical dangers—"don't cross the road," "don't touch that"—but we leave them alone with a phone where strangers take not their hand but their mind!
An eight‑year‑old on pornographic sites? A mother walking behind and seeing that? "But we watch that on the bus too." Do you understand the gravity of this?
The Family Crisis
I have seen couples divorce because of Facebook.
"I went for coffee with my primary‑school friend. Nothing wrong." But in the Torah, a man and a woman cannot be friends like that. The result: they confide in each other, they leave their families, they destroy everything. How many cases do we have like that?
And when parents are constantly on their phones, the child receives a message: "I am less interesting than the phone." The phone is more important than me. So the child grows up thinking: the main thing in this world is social media.
Punishment That Isn't Punishment
Today, to punish a child, we say: "Stop, or I'll take your phone."
But do you realise? You are teaching your child that the phone is a reward! You are telling him that taking it away is a punishment. Yet it is a duty to take it away. It is not a punishment—it is protection.
A Remedy? We Must Replace
We cannot remove screens without putting something else in their place.
- Conversation
- Reading
- Sports
- Creativity
- Family meals
- Spirituality
- Study
- Humour
- Nature
- Friends
You quit smoking, you eat. You quit screens, what do you do? You get bored.
And yet, on Shabbat, we are so happy not to have a screen! We sleep better, we live better.
The Balance: 10 Against 1
In the Ketoret (the Temple incense), there are 10 good spices and one bad one, and it is the bad one that gives flavour to the others.
On social media, it is the opposite: one good for ten evils. 97% ignominy against 3% Torah.
Someone lends you 100,000 euros and returns 20,000—you don't say "look at the 20,000 I got." You ask where the missing 80,000 are.
Conclusion
I would rather be called extreme, foolish, than hide truths that destroy the minds of our children, whether they are Jewish or not.
Wake up, wake up, wake up.
This is not a small matter. This is the test of our generation.
May Hashem grant us the wisdom to see clearly, to protect our children, and to find our way back to kedushah, true dialogue, and real life.
Shabbat Shalom