Torah from Rabbanim w Yirat Shamaym

Rav Touitou - Ben Hametsarim, du 17 Tamouz au 9 Av

אִם יִרְצֶה הַשֵּׁם

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Cette transcription n'a pas été revue par R. Touitou chlita

Ce cours, dédié à l'élévation de l'âme de Rabbi Chaim Benatar (Or Hahaim Hakadoch) et offert en son mérite par Noah Esther, développe les lois (halakhot) et coutumes (minhagim) de la période de Ben Hametsarim, ces trois semaines de deuil qui s'étendent du 17 Tamouz à Tisha B'Av. S'appuyant sur les décisions de Maran Rabbi Ovadia Yosef, le Rav Touitou shlita détaille ce qui est permis, déconseillé ou interdit à chaque étape de cette période : mariages, musique, bénédiction de Cheeyanou, coupe de cheveux, baignades, voyages, consommation de viande et de vin, lessive, travaux et jeûnes. Il conclut par un appel à intensifier l'étude de la Torah, la tsedaka, la paix entre les hommes et la prière, dans l'attente de la Guéoula.

Briefing En Bref

Le Rav Touitou explique que la période de Ben Hametsarim se divise en plusieurs étapes de gravité croissante : du 17 Tamouz à Rosh Hodesh Av, de Rosh Hodesh Av à la semaine de Tisha B'Av, la semaine de Tisha B'Av elle-même, puis le jour de Tisha B'Av. À chaque étape correspondent des restrictions spécifiques concernant les mariages, la musique, les vêtements neufs, la coupe de cheveux, les baignades, la viande et le vin, les lessives et les travaux.

Le Rav insiste sur le fait que l'essentiel n'est pas la stricte performance du jeûne, mais la teshuva sincère et la compassion envers Hashem, en particulier pour ceux qui en sont exemptés (femmes enceintes, malades, personnes âgées). Il souligne aussi la dimension spirituelle de la période, en lien avec le tikkun des yeux (selon le Ben Ich 'Haï), la faiblesse des anges défenseurs d'Israël et l'importance de la vigilance face au danger durant ces jours où la midat hadin (l'attribut de rigueur) domine.

Le cours se termine sur une note d'espoir : ces 21 jours devraient, avec la Guéoula, se transformer en jours de fête, et le Rav partage une réflexion personnelle sur le lien entre la proximité de la délivrance et les difficultés actuelles à trouver son zivug.

Table des Matières

I. Introduction et cadre halakhique Le Rav situe le cours dans le cadre des décisions de Maran Rabbi Ovadia Yosef, en insistant sur l'unité du peuple juif au-delà des origines communautaires (tunisienne, marocaine, algérienne, etc.).

II. Du 17 Tamouz à Rosh Hodesh Av Les lois de cette première étape : mariages et fiançailles permis (sans musique instrumentale), interdiction de la musique et de la danse, restrictions sur la bénédiction de Cheeyanou, permission de se couper les cheveux et les ongles jusqu'au Shabbat précédant la semaine de Tisha B'Av, consommation de viande et de vin permise, vigilance renforcée pour les baignades.

III. Qui jeûne et qui ne jeûne pas le 17 Tamouz Exemptions pour les femmes enceintes, les femmes ayant accouché dans les deux dernières années, les malades, les personnes âgées et faibles ; possibilité de jeûne partiel.

IV. De Rosh Hodesh Av à la semaine de Tisha B'Av Interdiction des mariages, renforcement de l'interdit de musique, interdiction de la viande et du vin (sauf Shabbat, Brit Mila ou autre mitsva), interdiction des lessives et vêtements neufs, restrictions sur les travaux de construction (embellissement interdit, réparation permise), baignades à éviter sauf nécessité d'hygiène.

V. La semaine de Tisha B'Av Interdiction stricte de la coupe de cheveux et du rasage, restrictions renforcées sur le lavage (sauf nécessité de santé), préparation de la Seouda Hamafseket la veille du jeûne.

VI. Le jour de Tisha B'Av Les cinq interdits du jeûne (manger, boire, se laver, s'enduire, porter du cuir), interdiction des relations conjugales, interdiction de l'étude de la Torah (sauf textes de deuil), absence de salutations habituelles, position assise basse jusqu'à Hatsot, port des tefiline le matin selon le minhag de Bagdad et de Jérusalem.

VII. La sortie du jeûne et les minhagim de la période Levée des restrictions à la sortie du jeûne (sauf viande et vin jusqu'au lendemain soir), recommandations : étude de la Torah, tsedaka, lois du lashon hara, paix entre les hommes, récitation de Tehilim, Tikkun Hatsot.

VIII. Réflexion de conclusion sur la Guéoula Le Rav partage une réflexion personnelle sur les difficultés actuelles à trouver un conjoint et leur lien avec la proximité de la délivrance finale.

Transcription

B'Shem Hashem, Naaseh, Benazler, Benarviach, L'chaim Tovim, Lushalom. En ce mardi 30 juin et 15 du mois de Tammuz, accompagné de la lumière de Rabbi Chaim Benatar (Idoula) de notre maître Rabbi Chaim Benatar, Alav Hashalom, Or Hahaim Hakadoch, nous avons un cours que nous allons développer ensemble des minhagim et des halakhot de Yud Zayin B'Tammuz jusqu'à Tisha B'Av, une période de 21 jours, les trois semaines pour lesquelles nous, les Juifs, nous déconseillons d'avoir un procès avec les non-juifs, nous déconseillons de prendre des risques, c'est ce qu'on va voir ensemble, puisque vous êtes tellement nombreux à me demander, à m'appeler et de redemander un cours malgré tout déjà les cours qui ont été faits sur TorahTrayim.net. Vous avez 8600 cours, Be'ezrat Hashem, différents, qui vous attendent avec des explications plus belles les unes que les autres, sur toutes les fêtes juives depuis 2012, où ma Torah a été mise sur les réseaux sociaux pour le meilleur des enseignements.

Ce chiour très important des halakhot et des minhagim de cette période compliquée du peuple d'Israël nous est offert aujourd'hui par Noah Esther, qu'on bénisse de tout notre cœur, d'avoir pris ce chiour, "Rouah Hashem tenahena began Eden Elion, bekhol harahavot imah, bikhlal harahamim, bassliḥot. Vehashem yirtzeh venomar amen, tehei nishmatah tsrourah bitsror haḥayim, ule'ilouy neshamat" de Rabbi Haïm Benatar, et pour les proches endeuillés, ainsi qu'un bon zivoug hagoun, un bon mazal pour sa fille Sharon Bat Véronique Shindla Mindla, et un zivoug hagoun avec un beau mariage si Dieu veut pour elle cette année, bikarov. Amen ve'amen, une belle famille qui aide mon frère Israël, en vous souhaitant vraiment tous les bonheurs du monde.

Nous commençons ce shiour — vraiment je sais que je vous demande souvent de nous soutenir, de prendre des cours, vraiment j'insiste particulièrement parce que nous avons un problème de caisse en ce moment, nous avons sorti beaucoup d'argent pour aider beaucoup de gens, et Tisha B'Av arrive à grands pas. Ceux qui peuvent, merci ; ceux qui ne peuvent pas, partager les cours, un sourire suffira. Am Yisrael, Hashem, moi je suis juste — moi je vous adoube avec cette demande et rien de plus. Mais ce cours de Ben Hametsarim est super important, beaucoup de gens ne savent pas se poser la question de dans quelles conditions on se trouve, et là un récapitulatif — je pourrais dire ce que Hashem attend de nous dans toute cette situation, jusqu'à ce que vienne la Guéoula. Encore une fois merci Noah Esther, le'ilouy de l'âme de Véronique, Shindla, Mindla, à ichah, allait à charbonat sadika. On commence tout de suite pour les lois de Ben Hametsarim.

Alors je rappelle que toutes les lois que je vais partager avec vous sont reliées à Maran Rabbi Yosef Karo, mais surtout au Rav Ovadia Yosef. Pour ne pas rentrer dans des polémiques entre les Ashkénazim, les Sfaradim, entre les minhagim marocains, les minhagim tunisiens, laissons tout ça de côté. Voyons ce que dit Maran Rav Ovadia Yosef, ce géant de la Torah. Moi qui suis d'origine tunisienne, je vous dis franchement, il n'y a pas de Tunisien, de Marocain, d'Algérien devant Hashem — un peuple uni. Et j'espère vraiment qu'on comprendra que la Torah de ce géant qu'était Rabbi Ovadia Yosef est tellement en rapport avec tout le monde. Vraiment, c'est impressionnant. J'étudie le Rav depuis plus de 20 ans, et je peux vous dire qu'on a eu beaucoup de chance d'avoir le Rav Ovadia Yosef dans notre existence.

Du 17 Tamouz, donc de ce jeudi 2026, dans l'année dans laquelle nous sommes, du 17 Tamouz jusqu'à Rosh Hodesh Av, nous avons trois semaines où la Haftara va changer, elle va parler un petit peu de la conduite du peuple d'Israël qui a fâché Dieu pendant ces 2000 ans d'histoire et même avant, pour lequel c'est un moment de grande teshuva, comme on va le constater. Ben Hametsarim, "entre les détresses", cette période très étroite du peuple d'Israël où le tikkun principal est relié au tikkun des yeux, comme l'explique le Ben Ich Haï : le mois de Tammuz c'est l'œil gauche, le mois de Av c'est l'œil droit. Pourquoi ? Parce que ça tombe en été, et donc automatiquement, malheureusement, encore sur la terre d'Israël, des gens se promènent un peu impudiques, ce qui va provoquer des fautes vis-à-vis des yeux.

Selon Maran Rabbi Ovadia Yosef, nous les Sfaradim qui prenons et suivons la décision du Choulhan Aroukh, devons savoir que pendant cette période il est permis de célébrer — pour nous les Sfaradim, pas pour les Ashkénazim — jusqu'à Rosh Hodesh Av, les mariages, comme c'est marqué dans Or Le-Tsion ou dans Yehavé Da'at. Les fiançailles aussi sont permises pendant cette période, même lorsqu'elles sont accompagnées d'un repas, bli neguina (sans musique) — on parlera après de la musique. En revanche, il est interdit d'écouter de la musique instrumentale. On peut faire a cappella, on peut chanter avec la bouche, mais pendant toute cette période, pas de musique. De Ben Hametsarim jusqu'à Tisha B'Av, on n'écoute pas de musique, qu'elle soit jouée directement ou même préenregistrée, ainsi que même danser, comme le dit Hazon Ovadia ou Yehavé Da'at — le Rav Ovadia dit d'éviter ce genre de choses. C'est une période triste, où le Beth Hamikdash a été détruit.

On évite de réciter la bénédiction de Cheeyanou sur un fruit ou même sur un vêtement nouveau pendant les jours de semaine. Mais par contre, en revanche, si cette bénédiction est récitée pendant le Shabbat, cela est permis, comme le dit le Choulhan Aroukh. Chers amis, il est permis d'acheter des vêtements qui ne nécessitent pas la bénédiction de Cheeyanou, ou des vêtements qu'on va acheter maintenant et qu'on mettra après Tisha B'Av — on pourrait acheter éventuellement jusqu'à Rosh Hodesh Av. Les vêtements importants pour lesquels cette bénédiction serait récitée sont à éviter, si ce n'est que de les mettre le Shabbat, si vraiment nécessaire. Au Shabbat, il n'y a pas de deuil.

On peut tout à fait se couper les cheveux — nous les Sfaradim, je rappelle — et pas simplement jusqu'à Rosh Hodesh Av, mais jusqu'au Shabbat qui précède la semaine de Tisha B'Av. Donc on peut tout à fait se couper les cheveux, se raser la barbe, même se couper les ongles, bli neguina bli baaya, comme vous le savez. Il est également permis pour nous de se couper les ongles, de faire les lessives — c'est complètement autorisé jusqu'au Shabbat où tombe Tisha B'Av — de même que le port de vêtements fraîchement lavés, bli baaya. On consomme de la viande, on peut boire du vin, c'est permis pendant toute cette période, be'ezrat Hashem.

Concernant par contre les baignades, les piscines — alors que c'est une période où les enfants sont en vacances — il faut savoir que c'est permis dans l'absolu lorsque c'est vraiment nécessaire, mais cela demandera une vigilance, une surveillance doublée ou triplée pendant cette période où la midat hadin est très très violente dans le ciel. En revanche, c'est préférable vraiment de s'abstenir des baignades destinées au plaisir, et si c'est pour les enfants, alors on fera vraiment très attention. On m'a posé la question hier : est-ce qu'on peut organiser une kaïtana, c'est-à-dire une sortie avec les enfants et faire du surf ? Moi je déconseille vivement — c'est pas interdit entre le 17 Tamouz et le 9 Av, on peut, el pi din, on peut, seulement, sachez une chose : dans le ciel ils n'attendent que ça, ils n'attendent qu'on prenne des risques, et donc de se mettre dans une situation de risque, ça peut, has vechalom, intervenir pour des dégâts, Hashem yishmor, à éviter.

Pour les enfants, vous avez une piscine ou il y a une piscine à côté, soyez très vigilants, c'est tout. Ne permettez pas à vos enfants d'aller trop loin au bord de la plage sous vos yeux, bien sûr séparés — sinon toute l'année c'est assour, c'est pire que tout, Hashem yishmor. Be'ezrat Hashem yitbarakh, à partir du moment où vos enfants veulent faire des jeux, des attractions — il y en a qui disent enfant, c'est pas pareil — il faut surveiller. Et si c'est pour les grands pour le plaisir, ce n'est pas convenable.

En réalité, comme vous l'avez bien compris, c'est une période de deuil, ce n'est pas une période de joie. On a les mois d'Adar, dans le prochain je crois qu'on a deux mois d'Adar, 60 jours de joie — kiff, va à la plage, va à la piscine. Là c'est 21 jours où le Créateur du monde, de façon imagée, est assis en deuil ; toi tu vas jouer, il n'y a rien à faire. Un conseil que je vous donne, qui vaut de l'or, vraiment : vérifiez vos billets d'avion, parce que vous prenez souvent des dates et vous ne regardez pas si ça tombe à Tisha B'Av, ça tombe dans une période un peu difficile. Regardez surtout les dates, si ça vous convient par rapport à Tisha B'Av, qui tombera un jeudi lui aussi.

Donc on a vu, du 17 Tamouz jusque-là, qui jeûne et qui ne jeûne pas. Les femmes enceintes ne jeûnent pas, les femmes qui ont accouché dans les deux ans sont exemptées de jeûne — si elles ne peuvent pas jeûner d'elles-mêmes. Les personnes malades, faibles, ou sous médicaments ou antibiotiques, pourraient jeûner en prenant l'endroit dit — comment ils le feraient éventuellement — mais si elles ne peuvent pas, qu'elles mangent. Je vous parle du 17 Tamouz uniquement. Donc pendant toute cette période, toutes les personnes âgées qui ne peuvent pas jeûner, les personnes malades et faibles, les femmes enceintes, les femmes qui ont accouché dans les deux ans et autres, pourraient être exemptées selon leur état.

Une personne par exemple qui m'a appelé, qui m'a dit : "voilà, on approche du jeûne" — c'était hier — "j'ai une très grosse angine, j'ai de la fièvre". Dans ce cas-là, fièvre, angine, tu ne peux pas, tu ne jeûnes pas le 17 Tamouz. Maintenant il y a des gens qui peuvent jeûner, et surtout que le jeûne, si je ne m'abuse, en Israël il commence à 4h12 je crois et finit à 20h08 le soir. Il y a des gens qui peuvent faire la moitié du jeûne — eh bien, fais la moitié du jeûne. Il y en a qui peuvent jusqu'à 16h de l'après-midi — eh bien, fais jusqu'à 16h de l'après-midi. Ce qui compte, ce n'est pas de jeûner, jeûner — bien sûr que c'est important, c'est le minhag de jeûner — mais le plus important, c'est de montrer ta compassion pour Dieu. Le plus important, c'est de te dire pourquoi tu jeûnes — parce qu'on s'est fait du mal les uns les autres, parce qu'on a malheureusement fait de la sinat hinam. Le principal, c'est de faire ta teshuva réelle. Même si quelqu'un ne jeûne pas, au moins qu'il prenne sur lui une mitsva supplémentaire pour s'améliorer dans sa conduite, be'ezrat Hashem yitbarakh. Be'ezrat Hashem, je ne suis ni votre conscience ni quoi que ce soit, je vous fais part de mes études, moi-même, ce que je dis c'est pour moi-même — moi je ne suis pas parfait, je dois m'améliorer dans beaucoup de choses.

Ça c'est la période du 17 Tamouz jusqu'à Rosh Hodesh Av : on peut signer des contrats, on peut travailler. Quelqu'un m'a aussi posé la question avant-hier : est-ce que j'ai le droit de coudre ? Oui, jusqu'à Tisha B'Av tu peux coudre professionnellement ; après Tisha B'Av, c'est seulement pour réparer des habits.

Après Rosh Hodesh Av — excusez-moi, à partir de Rosh Hodesh Av — vous n'avez plus de mariage, ni les Sfaradim ni les Ashkénazim. Il est interdit d'écouter toujours de la musique, encore plus. Et là également, la consommation de viande et de vin est interdite jusqu'à la fin du jeûne, et même — bikhlal, bikhlal — la viande, jusqu'au 10 du mois d'Av au soir, on ne mange pas de viande, jusqu'au 10 au soir, selon la tradition de Sfarad. À l'exception bien sûr, pour manger de la viande ou boire du vin : le Shabbat, un brit mila, si on assiste, si je fais une mitsva importante, je peux manger de la viande pour ça et autre — ça ne veut pas dire aller dans un brit mila exprès pour manger de la viande, ça veut dire que si ça me concerne, ce brit mila, si on m'a dit qu'il y avait un brit mila donc je peux venir, je peux manger de la viande là-bas.

Il est interdit de laver des vêtements ainsi que de porter des vêtements fraîchement lavés — pour nous les Sfaradim, à partir du Shabbat qui précède Tisha B'Av. L'achat de nouveaux vêtements est également interdit, lamaassé, sauf en cas de véritable nécessité. Les travaux de couture destinés à la confection de nouveaux vêtements sont aussi interdits à partir de Rosh Hodesh Av. Les travaux de construction ou de rénovation ayant pour but d'embellir ou le confort sont également interdits, mais pour réparer, c'est par contre permis — "ma cuisine est cassée, j'ai besoin de la réparer, ce n'est pas pour le luxe, c'est cassé" — permis.

Les baignades, par contre, deviennent assour à partir de Rosh Hodesh Av, deviennent interdites, voire dangereuses, même si ce n'est pas explicitement interdit — mais là par contre la midat hadin est au sommet, donc il faut vraiment faire attention. En revanche, lorsqu'elles sont nécessaires pour des raisons d'hygiène, une douche rapide et autres, on peut tout à fait bien sûr agir en conséquence.

À partir de la semaine où tombe Tisha B'Av, on ne se lave plus non plus dans le minhag, sauf si vraiment nécessité, et que j'ai besoin de prendre un peu d'eau froide pour passer. On va me dire que c'est dégueulasse, sans transpiration, il fait chaud — vous avez raison, c'est le but. Le but, c'est de se rappeler que là, vraiment, comme un endeuillé qui ne se lave pas pendant 7 jours, la dernière semaine, on fait ce qu'il faut. Maintenant, il y a des gens qui ont des problèmes de santé de peau — moi par exemple je suis eczémateux, je me lave tous les jours et je ne peux pas faire autrement, c'est très compliqué. Il m'arrive, pendant cette semaine — surtout que la semaine de cette année 2026, c'est 5 jours, c'est le Shabbat qui arrive jusqu'à jeudi, donc ça fait dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi, 5 jours complets — on pourrait éventuellement passer de l'eau froide, pas de l'eau chaude, pour pouvoir un peu aérer son corps éventuellement.

La semaine où tombe Tisha B'Av, hélas, ça devient le plus dur. Durant la semaine où tombe Tisha B'Av, la coupe de cheveux, se raser, devient strictement interdit. La veille du 9 du mois d'Av, avant le jeûne, on prend ce qu'on appelle la Seouda Hamafseket, composée d'un seul plat cuisiné, sans viande ni vin bien sûr ; on s'assoit près du sol, on ne fait pas de zimoun même si on est nombreux.

La journée du 9 Av — alors bien sûr, s'il manque des choses, regardez les autres cours, j'ai tout élaboré, je referai un cours bli neder sur ce sujet — le jour de Tisha B'Av, il est interdit de manger, de boire, de se laver, de s'enduire de crème ou d'huile, de porter des chaussures en cuir, et d'avoir des relations conjugales — nida, dans ce domaine, gamour pour tout le monde. L'étude de la Torah est également interdite, à l'exception des textes liés au deuil et à la destruction du Beth Hamikdash, tels que le livre des Lamentations (Eikha), le livre de Job par exemple, les lois de deuil, les passages du Talmud uniquement autorisés dans ce domaine comme Massekhet Guittin et autres. On évitera aussi de se dire bonjour, de travailler ce jour-là, car il n'y a pas de bénédiction pour celui qui travaille le jour de Tisha B'Av — en espérant que toutes ces lois soient annulées parce qu'on aura le Beth Hamikdash, mais si ce n'est pas le cas, il faut les écouter. On évite donc de saluer les personnes de la manière habituelle, et l'on ne s'assoit pas non plus sur une chaise normale jusqu'à Hatsot Hayom, donc jusqu'au lendemain à peu près vers 13h15 — après 13h15 on peut s'asseoir sur le fauteuil, mais sinon on s'assoit sur un coussin.

Les tefilin ne sont pas mises dans certaines synagogues le matin, mais le Rav Ovadia dit que si, on ne change pas, on met les tefilin le matin à Chaharit de Tisha B'Av — c'est le minhag de Bagdad, c'est le minhag de Jérusalem, c'est le minhag du Ari Zal, donc on ne change pas. Pour nous, en tout cas nous en Israël, on est très nombreux à mettre les tefilin le matin de Tisha B'Av, et il y en a qui les mettent uniquement à Min'ha, comme le dit le Rav, selon l'usage.

À la sortie du jeûne, toutes les restrictions prennent fin selon la coutume de Sfarad rapportée aussi par Maran Rav Ovadia, et tout redevient permis, sauf de consommer de la viande ou de boire du vin jusqu'au lendemain soir, parce que le Beth Hamikdash a brûlé toute la journée du 10. Mais par contre, celui qui boirait du vin, et éventuellement la viande, c'est juste un minhag, je reviens en arrière. Donc de faire les sibbat dès la sortie du jeûne, permis, n'a pas de problème. De porter les vêtements, laver, écouter la musique, tout devient permis.

En ce qui concerne les minhagim maintenant, selon le Rav Ovadia Yosef qui rapporte : durant toute la période de ce qu'on appelle Ben Hametsarim, ces trois semaines donc du 17 Tamouz au 9 Av, il est recommandé d'augmenter l'étude de la Torah, de multiplier les actes de tsedaka, d'étudier les lois du lashon hara, et oui, de tout faire pour avoir la paix entre les uns et les autres — ce n'est pas du tout la période de faire la guerre. C'est pour ça que nous disons que le minhag — même un professeur qui avait l'habitude de donner un coup, à l'époque en tout cas, sur la fesse de l'enfant qui lui répondait mal — devrait éviter même un tout petit coup, peu importe où. Il est très important pendant la période de réciter tous les jours beaucoup de Tehilim, de se renforcer dans la teshuva, d'éviter les disputes, les colères — donc comme je vous disais, de lever la main.

On a le minhag de lire le Tikkun Hatsot, le jour et la nuit. La nuit, Tikkun Rachel et Tikkun Leah, et la journée après Hatsot, Tikkun Rachel. Il est très, très important de prier avec ferveur, et surtout la hitbodedout (les doutes/l'introspection) est au sommet de son importance pendant cette période — non pas pour nos demandes, mais pour demander à HaKadosh Baroukh Hou de reconstruire le Beth Hamikdash, de monter en Israël et de vivre enfin la Guéoula.

Voilà, rapidement, important : celui qui écoute ce cours aura déjà beaucoup de réponses, à mon avis, à bien des questions qu'il se posera. Il y a une différence, en deux mots, entre "est-ce que c'est permis" et "est-ce que c'est déconseillé". Par exemple, je reviens un petit peu en arrière : pendant cette période très très compliquée, du 17 Tamouz jusqu'à Tisha B'Av, il est évident qu'on doit éviter de faire les choses. Mais à partir de Rosh Hodesh Av, ça devient très sérieux, même les voyages — si on peut éviter de les faire, si on peut les repousser, on les repousse, on ne prend pas de risque pendant cette période, parce que le Satan danse et les anges défenseurs d'Israël s'affaiblissent, eux se renforcent. Ces mois-là sont, selon la Kabbale, dans les mains des Sarim — dans le monde d'en haut, ces mois-là sont dans les mains des forces du mal, pas du bien. Le peuple d'Israël devra faire très attention et être vigilant.

Même si tout ira bien et que Dieu renversera — du 17 Tamouz qui sera un Yom Tov jusqu'à Tisha B'Av — les 21 jours deviendront donc les 19 jours qui les séparent des jours de Hol HaMoëd, en attendant la Guéoula. On ne jeûnera plus, on sera tous tellement heureux, une paix réelle sur terre, un dévoilement divin, le mensonge disparaîtra et on s'aimera tous les uns les autres, toutes les femmes célibataires retrouveront un zivoug hagoun.

Je voudrais vous partager quelque chose de personnel — je ne sais pas si j'ai raison, je dis peut-être n'importe quoi, je ne sais pas, mais je me pose beaucoup la question : comment se fait-il qu'il y a tellement de filles aujourd'hui, même dans le monde religieux, qui ont du mal à trouver avec qui se marier ? Ce n'est pas normal. Dans le cas du roi Salomon, il dit, comme le dit la Guemara, quand naît une fille, on fixe déjà qui sera son mari. Alors bien sûr, il y a des perturbations d'impureté aujourd'hui, on a du mal à se trouver parce qu'on faute, on est derrière des écrans, c'est très compliqué de se trouver, on ne se suffit pas de ce qu'on a, on veut du parfait sans effort. Il y a plein d'explications sur le domaine psychologique qui pourraient expliquer pourquoi, même quand on se trouve, il y a des gens encore qui divorcent — mais je ne sais pas pourquoi dans mon étude.

Alors je vous partage peut-être une bêtise, je ne sais pas, mais je le dis quand même : on est vraiment proche de la Guéoula, vous le savez tous, on le ressent de toute façon — où est-ce qu'on va, le monde, il va où aujourd'hui ? Même les métiers d'ici 2030 vont cesser. Comment ? C'est quoi le tournant du monde ? Tout le monde prépare ses bombes, tout le monde prépare ses armées, il y a une tension dans l'air, tout le monde le sait. Moi, je me suis dit qu'il y aura une résurrection des morts — Tehiyat Hametim — et tous ces jeunes qui sont morts, qui n'étaient pas mariés, quand ils reviendront à la vie, avec qui vont-ils se marier ? Alors je me suis dit, comme on est très proche de la Guéoula, et qu'il y a tellement de filles aujourd'hui qui cherchent à se marier, peut-être qu'à HaKadosh Baroukh Hou, il a prévu des maris qu'on ne trouve pas, parce qu'ils ne sont peut-être pas encore là. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas le chercher, ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas prier.

HaShanah HazoTov le'khol Am Yisrael, qu'après le 9 Av, on entende partout Kol Sasson VeKol Simha, Kol Hatan VeKol Kala — un mariage pour tout un chacun, pour le bonheur d'Am Yisrael, be'ezrat Hashem, mais particulièrement un zivoug hagoun cette année pour la tsadika Sharon Bat Véronique Shindla, be'ezrat Hashem, et pour tous les célibataires d'Am Yisrael.

Le jeûne de Tisha B'Av, on reviendra dessus, c'est un jeûne beaucoup plus difficile à éviter — même les femmes enceintes jeûnent. Pas évident, mais n'oubliez pas un détail : on ne demande pas de finir, on demande de commencer. Parce que Dieu peut tout arrêter en plein Tisha B'Av et entendre le grand chofar de la Guéoula.

Koll Tov ou Léhitraot.