אִם יִרְצֶה הַשֵּׁם
ג׳ חֶשְׁוָן תשפ״ז
D'après le chiour du Rav David Touitou chlita, mardi soir 13 octobre 2026 / 3 Marheshvan 5787, à la hiloula de Rav Ovadia Yosef zt"l. Offert par Simon pour l'élévation de l'âme de sa tante Brigitte, de Belgique, et une pensée pour son frère Jonathan et son fils Amos.
English version
TL;DR English Highlights:
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At the end of times, the Gra says, segulot weaken: geulah is close and Israel still owes a spiritual debt. Teshuvah contains every remedy; a decree comes to clean a fault.
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Asking for shemot while remaining who you are is using a Torah remedy against the Torah. Baba Salé: if the basket has a hole, what I put in it will fall.
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More than half of the outcome is the energy you bring to the trial. "I will never marry / I never have money" closes the doors. Cheap, hard segulah: keep smiling. Gam zu letovah, if you improve.
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Parnassa: maaser and tzedaka; Birkat Hamazon word by word; a royal Melaveh Malkah table. Illness: silence in shul; one hundred berachot a day cancel the ninety-eight curses (Raavad).
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Greatest segulah: Torah study, and an avrech who learns for you. Tehillim 20, 23, 91, 121, 130. Tzedaka. Forgive. Judge favorably. Joy of living. "Bad decree" is often only how you received a kindness you did not yet understand.
La teshuvah comprend tous les remèdes, sans exception. Chaque décret qui vient dans ce monde vient nettoyer une faute. Arrêter les fautes, faire teshuvah dessus : c'est cela qui arrête peut-être le décret. Les ségoulotes ensuite. Pas à la place.
1. Un mardi soir, une hiloula, une question
Le Rav ouvre en ce mardi soir 13 octobre, 3 du mois de Marheshvan, par le mérite d'un des plus grands géants de l'histoire du judaïsme, Rav Ovadia Yosef zt"l, qui a laissé un héritage éternel sur les conflits de la halakhah, résumé dans des pesakim exceptionnels. Que ce mérite éveille la yeshuah pour chacun d'Israël.
Simon offre le cours. Sa tante de Belgique était, dit-il, une femme exceptionnelle, toujours souriante, pleine de joie et de Yiddishkeit, un immense sens de la famille, et des petits plats préparés avec beaucoup d'amour. Que les paroles de Torah de ce cours soient une source de mérite et d'élévation pour sa neshamah, et une pensée pour Jonathan et Amos.
Le thème demandé : comment annuler les mauvais décrets, comment réussir dans cette période si compliquée.
Répondre en 2026 n'est pas simple. Le Gaon de Vilna dit qu'à la fin des temps les ségoulotes seront beaucoup plus faibles que dans toutes les époques qui les ont précédées. Si la geulah est si proche, c'est qu'elle exigera des enfants d'Israël de payer une partie de leur dette spirituelle. Combien encore ne mangent pas casher. Combien encore ne sont pas shomer Shabbat. Combien encore ne sont pas shomer niddah. Combien encore.
D'un côté, beaucoup de gens font teshuvah. Beaucoup de juifs en Israël. On est tous un peuple, tous sur le même bateau. Même si moi je suis shomer Shabbat, cela ne m'empêchera pas de souffrir pour mon frère juif qui, lui, ne l'est pas.
2. Avant les gris-gris : la teshuvah
La première chose à faire, c'est teshuvah. Avant tout « tu fais ça et tu auras ça ».
Cela ne veut pas dire que le reste n'est pas valable. Cela veut dire que la teshuvah comprend tous les remèdes, sans exception. Chaque décret qui vient dans ce monde ne vient pas s'il n'est pas pour nettoyer une faute. Donc arrêtons les fautes, faisons teshuvah dessus, et cela arrêtera peut-être le décret.
Cette ségoulah numéro 1 vient de la Torah elle-même. C'est Dieu qui la donne, sans dénigrer les rabanim : les rabanim savent ce qu'ils disent. Dieu dit : arrête. Tu viens en Israël, tu fais, tu auras. Sois béni quand tu sors. Sois béni quand tu rentres. Tu sèmeras, tu récolteras ce que tu as semé. Éduque tes enfants sur le chemin de la Torah.
Si tu fais n'importe quoi, tu ressembles à quelqu'un qui ne cesse de s'endetter et qui dit : je ne m'en sors pas à la fin du mois. Oui. Trop de dette. Quel goral tu veux ? Il faudrait plus d'argent : donc plus de mitzvot.
Avant de parler de toute chose : d'abord la'asot teshuvah.
3. On ne se moque pas du sceptre du roi
Le Rav sait que c'est dur à entendre. Lui-même, autrefois, n'était pas shomer Shabbat. Il ne sait pas mentir. Il ne connaît pas le « ouais, mais tu es quand même bien malgré tout ». Ce n'est pas parce que le bras droit va bien que, si le bras gauche est malade, on doit l'ignorer. Il préfère soigner les problèmes plutôt que de les mettre sous le tapis sous prétexte qu'il faut être gentil.
Tu fais des aveirot, tu crées des démons que tu ne vois pas. Tu t'en fiches. Tu penses que tant qu'il ne se passe rien, tout va bien. Tu as oublié le Déluge. Tu as oublié la tour de Babel. Tu as oublié Sedom et Amorah. Tu as oublié la Babylonie. Le temps nous rattrape.
Cela ne sert à rien de demander des ségoulotes si on ne fait pas teshuvah. Une des choses qui le fâchent le plus : beaucoup de gens cherchent des solutions abracadabra. « J'ai un problème, tu n'as pas un shemot, tu n'as pas un truc. » Mais fais teshuvah. Ce que tu es en train de dire, c'est : je continue à être ce que je suis, mais je vais utiliser un remède de la Torah pour lutter contre la Torah elle-même. L'épreuve qui vient est là pour te rappeler : fais.
Ceux que cela insulte peuvent changer de chaîne. Il prie pour kol am Israël tous les jours. Il s'annihile pour son peuple. Il aime la Torah plus que tout au monde. Il ne dit pas qu'il vaut mieux que vous. Il dit que ce qu'il dit est valable pour lui et pour vous. Il parle au nom de la Torah, non au nom de ce qu'il pense.
Utiliser une ségoulah en restant dans l'interdit, c'est comme prendre le sceptre du roi et lui rentrer dans les yeux. De qui tu te moques.
Baba Salé : tout le monde l'a connu. Quand quelqu'un venait le voir pour une maladie, pour un problème d'argent, pour ce que tu veux, il demandait : tu manges casher ? Tu fais Shabbat ? Tu ne fais pas Shabbat. Il disait : je ne peux pas t'aider. Ce que je veux mettre dans ton panier, il y a un trou, il va tomber.
Avec amour, des paroles d'amour : avant de chercher les ségoulotes qu'on va étudier ensemble, d'abord et avant tout, sois shomer mitzvot. Tizkor teshuvah.
4. Plus de la moitié, c'est l'énergie
Sachez que l'énergie que l'on dégage face à l'épreuve investit plus de 50 % de la réussite, ou pas.
Tu es nerveux, émotif, anxieux, triste. Tu commences à ouvrir la bouche du mauvais côté. « J'en ai marre, il n'y a rien qui me réussit, je ne me marierai jamais, je n'ai jamais d'oseille, jamais. » Tu viens de détruire toutes les portes des ségoulotes. Elles dépendent de ta foi. Tu limites ? Tu l'as limité. Il est limité. Tu y crois, ça marche. Tu n'y crois pas, ça ne marche pas.
Le plus grand des grands, comme l'enseigne Abir Yaakov, le grand-père de Baba Salé : tu ne crois pas en la parole du tzaddik, elle ne tient pas sur toi. Tu y crois, ça tient.
Tu veux une ségoulah qui marche à toutes les épreuves ? Garde toujours le sourire. Cela ne vaut pas cher. C'est la plus dure de toutes : surmonter ses émotions, surmonter ses doutes par le biais de la foi juive, en disant gam zu letovah. Ce mal que je vis aujourd'hui, cette situation, me prépare quelque chose de bien demain. Je le sais. À la condition d'aller vers cette direction : t'améliorer.
5. Parnassa : trois conseils
Si c'est pour la parnassa, trois ségoulotes qui marchent merveilleusement bien.
- Prélever le maaser, ou donner beaucoup de tzedaka.
- Être très concentré pendant le Birkat Hamazon, mot à mot.
- Melaveh Malkah : mettre la même table que le vendredi soir, même si on ne compte pas manger 75 % des plats. Raccompagner le Shabbat avec une table de rois. Pas des Calorflex. Pas un bout de fromage et du pain. Une belle table de Shabbat.
6. Maladie : se taire à la synagogue, cent bénédictions
Pour annuler les décrets des maladies, la première chose : apprendre à se taire dans une synagogue. Ne pas parler. Chaque fois que tu ouvres la bouche à la synagogue, ou ce fléau du portable, ou des gens avec des tefillin sur la tête le matin qui regardent les informations : ils font issur. Combien de drames se passent dans le ciel quand tu parles à la synagogue.
Le Rav : moi, je n'ai rien à vous dire. Je vous aime. Je n'ai pas assez de sagesse pour parler avec quiconque ici. Je vous transmets, comme un perroquet, mes études.
Dans le livre Avodat Hashem, il ramène non simplement des références, mais des histoires. Chaque fois qu'un juif parle dans une synagogue, les anges accusateurs ont le droit de parler devant Dieu et d'accuser le juif. Donc ne parle pas.
Une ségoulah qui vaut tous les détours ce soir, c'est celle de Rav Ovadia Yosef. Il insistait beaucoup sur cent bénédictions par jour. Homme comme femme. La source : le roi David perdait cent soldats par jour, des jeunes qui mouraient, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il fallait faire cent bénédictions par jour. Même si une personne n'a pas pu les prononcer, répondre amen à la berachah de l'autre est considéré comme si tu l'avais dite.
Le Raavad écrit que les cent bénédictions par jour annulent les quatre-vingt-dix-huit malédictions de la Torah. Et dans ces quatre-vingt-dix-huit, il y a tous les mauvais décrets, toutes les mauvaises gezeirot : maladie, argent, doutes, douleur, manque, vides, manque de présence. Comment ? Fais cent bénédictions par jour en les prononçant parfaitement. Baruch, et tu t'arrêtes. Il y a une virgule. Pas Baruch collé. Quand tu prononces le Nom, tu te concentres d'avoir le mérite de prononcer ce Nom. Borei pri ha'adamah : prononce bien, il y a un lamed. Prends le temps. Ne cours pas.
Entre les berachot, le Birkat Hamazon, amen au Kaddish, amen à Borechu : tout cela peut annuler beaucoup de décrets.
7. Zivug, Tehillim, Torah
Pour un zivug hagun, le Rav a noté des ségoulotes niflaot : chanter Shirat HaYam tous les jours ; lire tous les soirs avant de dormir un perek de Shir Hashirim ; aider un hatan et une kallah à se marier ; honorer ton père et ta mère t'aidera à te marier. La plus belle, connue de toutes : crier à Hashem avec des larmes. Pas seulement pour te marier. Se marier, cela peut se faire. Rester marié et épanoui, zivug hagun, il n'y a que Dieu. Aller sur la tombe de Rabbi Yonatan ben Uziel, tout le monde connaît. Allumer une bougie. Respecter, étudier, accomplir le Shabbat dans la joie, chanter Boi kalah, Shabbat malkah. Celui qui améliore son Shabbat méritera de se marier avec son hagun.
Réciter les Tehillim avec concentration. Selon de quoi on parle : 20, 23, 91, 121 et 130, prières de confiance et de supplication. Notez-les.
Le don de tzedaka annule les décrets de la mort et de la maladie, comme on l'enseigne dans Bava Batra.
Rien n'est plus fort que d'honorer le Shabbat : acheter en son honneur, chanter en son honneur.
La ségoulah la plus grande de toutes les ségoulotes, comme c'est marqué dans Avot : l'étude de la Torah, pour tout décret. Prendre un avrech, une personne qui étudie la Torah toute la journée, pour la refuah shelemah, pour la parnassa, pour le zivug, pour l'aliyah. Surtout soutenir la Torah d'Israël. Ce n'est pas de lui : ils proposent de louer l'étude à la journée, à la semaine, ou au mois. Prendre un cours de Torah. Le zikui harabim : partager des cours, amener des gens à faire teshuvah. Soutenir le peuple d'Israël. Rendre visite à un malade : tu éviteras toi-même d'être malade.
Le Rav Kanievsky avait dit : si tu veux éviter des maladies, ne les prononce pas avec ta bouche. Fais comprendre de quoi tu parles, mais ne dis pas le mot. Chaque mot prononcé réveille le mot lui-même à te regarder.
Aider une personne. Visiter un malade. Soutenir une famille en difficulté. Soutenir la Torah. Tout ce que tu peux apporter à autrui te permettra de faire entrer de l'espérance et de la lumière dans ton épreuve.
Rien n'est plus fort, dira Rabbi Nahman de Breslev, que de ne pas perdre ton temps avec toutes sortes de ségoulotes. Parle directement avec le Patron, avec un cœur pur.
Tu ne sais pas comment t'en sortir ? Pardonne à tout le monde, si tu veux que Dieu te pardonne. Cherche la paix et poursuis-la. Réparer les fautes commises envers autrui : pas simplement demander pardon, pardonner soi-même.
Avant chaque prière, même si tu as déjà donné de la tzedaka, redonne encore une pièce. La tzedaka est un ascenseur qui fait monter toute chose vers le ciel.
Hakarat hatov. Si une épreuve vient frapper à toi, c'est essentiellement dû à l'ingratitude, vis-à-vis de Dieu ou vis-à-vis des hommes. Fais plus preuve de gratitude.
Hazal nous disent : comme tu juges, tu seras jugé. Apprends à juger favorablement ton prochain. Remonte-le, trouve-lui du mérite, accompagne-le. Cela ne veut pas dire mettre les problèmes sous le tapis. Cela ne veut pas dire ignorer. Le Rav, à la synagogue, peut dire la même chose qu'un autre (« qui t'a dit que tu étais venu »), mais il rajoute : au moins tu es venu. Ne perds pas ton salaire dans le fait de parler à la synagogue. Va jusqu'au bout.
Tu critiques, on te critique. Tu dis ce n'est pas grave, on dit ce n'est pas grave.
Maavir al midotav : celui qui passe au-dessus de ses émotions. Il aurait dû s'énerver, il ne s'est pas énervé. Il aurait pu répondre mille choses. Si on t'humiliait en public fortement, au point de te vexer jusqu'au sang, que tu souris à cette épreuve, que tu la prends avec amour, que tu vois Hashem et non pas l'individu qui t'a insulté : tous tes décrets sont annulés, et tout ce que tu demanderas cette journée-là te sera accordé.
Une des ségoulotes les plus extraordinaires : la joie de vivre. Cela paraît ridicule. L'envie de vivre peut même éloigner l'ange de la mort. Il y a une maladie qui s'appelle mourir de tristesse. C'est quand on baisse les bras.
Prenez sur vous, à partir d'aujourd'hui, de ne plus jamais critiquer votre frère juif, sauf s'il y a un psak : une mauvaise personne qui influence mal les autres, qui les emmène vers leur perte. Alors un dayan, quelqu'un de conséquent. Sinon, ne parle jamais.
Un conseil qui vaut de l'or. Si vous ne voulez pas souffrir dans ce monde, ne parlez jamais des tzaddikim, ne parlez jamais des rabanim. Tu n'aimes pas, tu n'es pas d'accord. Il parle des vrais rabanim, pas de ceux qui se proclament eux-mêmes, qui n'ont pas de rav : il appelle ça des « ravagés ». Des vrais rabanim : tu n'es pas d'accord, ne suis pas. Tu doutes, c'est ton droit. N'ouvre pas ta bouche. Dès que les gedolim parlent entre eux, ce sont les aigles qui parlent. Nous les mouches, on se tait.
Aller prier sur la tombe des tzaddikim. Étudier la Gemara qui correspond à ton problème. Tu manques de bénédiction et tu dis du maaser, des berachot. Tu ne respectes pas la niddah, tu as des problèmes, et tu dis masekhet Niddah. Demandez à vos rabanim : par rapport au problème que j'ai, qu'est-ce que je dois étudier. Si vous êtes une femme et que vous n'étudiez pas : vous prenez une personne qui va étudier pour vous, que vous payez tous les mois selon vos moyens.
Quatre choses qui déchirent les décrets : le jeûne, la tzedaka, et la prière peuvent changer toute l'action. Le changement de nom, ne serait-ce qu'une lettre, ou de lieu, peuvent annuler les décrets. On ne joue pas avec ça. Surtout le nom. Si tu n'as pas pris le bon, ou s'il ne fallait pas le faire, tu as fui un problème qui peut s'aggraver. Faut s'en référer à un rav. On l'appelle souvent pour cela. Trop tôt. Pas besoin. On ne change de nom que pour des cas extrêmement graves. Sinon non.
8. Récapitulatif : maladie, parnassa, couple
Maladies. Priez pour la guérison. Tehillim. Tzedaka. Soins médicaux, bien sûr adaptés. C'est bête de le dire, mais il faudra peut-être le dire aussi. Surtout : réunification du plus de personnes possible pour prier pour le malade. Une chaîne énorme. Plus il y en aura, mieux ce sera. Le Rav a rencontré des dizaines de morts cliniques : quand les gens prient sur terre, les lettres montent devant Hashem, et comme des coups de marteau elles cassent le mauvais décret.
Manque de parnassa. Prière. Regarde si dans ton travail tu ne voles pas. Honnêteté dans le commercial. Tzedaka selon ses moyens. Démarche professionnelle. Est-ce que ton travail t'empêche de faire mitzvot, de prier. Birkat Hamazon. Travailler sur soi. Une fois que j'ai fait tout ce que j'ai à faire, je peux demander à un rav de me faire une ségoulah.
Problème de couple. D'abord arrange-toi avant de chercher une ségoulah. « J'ai un problème de shalom bayit, tu n'as pas un truc ? » Si. Arrête de faire le lourd. Apprends à être agréable, cela va tout arranger. Prière, dialogue, pardon dès que c'est possible, accompagnement adapté si nécessaire.
Chaque chose peut posséder son remède, et pour cela c'est du cas par cas. C'est pour cela qu'il est un peu compliqué de faire « annulation des décrets » en général.
9. La maison que le père a empêchée
Le Rav finit par une phrase très dure à entendre, et très révélatrice.
La notion du mot « mauvais décret » n'appartient en réalité qu'à ta réception de l'épreuve. Parce que ce que toi tu considères comme étant mauvais est considéré dans le ciel comme étant très bon. Qu'est-ce qui fait cette différence ? L'ignorance.
Un fils voulait absolument acheter une maison. Il ne savait pas que son père avait tout fait à la mairie pour empêcher cette vente. Quand le fils l'a su, plus tard, il a condamné son père : tu ne m'as jamais aimé, tu as toujours aidé mon frère, tu te mêles de mes affaires. Le père en a pris plein la tête. Il était extrêmement sage, pur et bon. Il aimait son fils plus que sa propre vie. Il n'a même pas eu le temps de s'expliquer. Le fils lui a claqué la porte au nez.
Quelques mois passent. La maison n'est toujours pas vendue, jusqu'au jour où quelqu'un la prend. L'année passe. D'un coup les plans de la ville changent. Cela va devenir deux routes extrêmement bruyantes, des milliers de voitures tous les jours, et sa maison sera au centre. Celui qui l'a achetée cherche à la vendre par tous les moyens. Impossible : le bruit, le monde, les dangers. Il a vendu à perte.
Le fils rentre voir son père : bon, papa, faut que je te parle. Tu m'as évité une catastrophe. Dans la bêtise que tu as faite, il y avait quand même beaucoup de bon.
Le père : la bêtise que toi tu définis comme une bêtise, c'est parce que moi qui étais à la mairie, j'avais vu les plans qui devaient être votés pour faire deux autoroutes juste autour de cette maison. C'est pour cela que j'ai tout fait pour que tu ne l'achètes pas. Comme je savais que tu n'allais pas m'écouter, je t'ai empêché de réussir là où tu voyais ta victoire.
Le fils s'est mis à pleurer. Pardon papa. Je n'avais pas compris.
En pratique
Ce soir. Une teshuvah concrète, pas un shemot à la place. Un issur que tu connais. Tu t'arrêtes.
La bouche. À la synagogue : tu te tais. Le portable reste dans la poche. Si tu pries, tu pries.
Cent bénédictions. Baruch, virgule, le Nom. Ne cours pas. Amen compte.
La table. Vendredi soir et Melaveh Malkah : une table de rois. Maaser. Birkat Hamazon mot à mot.
Les Tehillim. 20, 23, 91, 121, 130, avec concentration. Une pièce de tzedaka avant de prier, même si tu as déjà donné.
La Torah. Une page, un avrech, un cours partagé. Pour la maladie : la médecine, et une chaîne de prière. Pour le couple : être agréable avant de chercher une ségoulah.
Le sourire. Gam zu letovah, à condition d'aller vers l'amélioration. Ne parle pas des tzaddikim. Ne critique pas ton frère. Si on t'humilie, vois Hashem.
La maison. Avant d'appeler « mauvais décret » ce qui te ferme une porte, demande si le Père a vu les plans.
Ce que tu appelles mauvais, le ciel peut appeler très bon. La différence, c'est l'ignorance. D'abord teshuvah. Ensuite les ségoulotes. Le panier, sans trou.
English
How to cancel bad decrees
From the chiour of Rav David Touitou chlita, Tuesday evening 13 October 2026 / 3 Marheshvan 5787, on the hiloula of Rav Ovadia Yosef zt"l. Offered by Simon for the elevation of the soul of his aunt Brigitte, from Belgium, with a thought for her brother Jonathan and her son Amos.
Teshuvah contains every remedy, without exception. Every decree that comes into this world comes to clean a fault. Stop the faults, do teshuvah on them: that is what may stop the decree. Segulot after that. Not instead.
1. A Tuesday night, a hiloula, a question
The Rav opens on this Tuesday evening, 3 Marheshvan, by the merit of one of the great giants of Jewish history, Rav Ovadia Yosef zt"l, who left an eternal inheritance on the conflicts of halakhah, gathered in exceptional pesakim. May that merit awaken yeshuah for each of Israel.
Simon offers the shiur. His aunt in Belgium was, he says, an exceptional woman, always smiling, full of joy and Yiddishkeit, with an immense sense of family, and little dishes prepared with so much love. May the words of Torah in this class be a source of merit and elevation for her neshamah, and a thought for Jonathan and Amos.
The theme asked: how to cancel bad decrees, how to succeed in this complicated period.
Answering in 2026 is not simple. The Gaon of Vilna says that at the end of times the segulot will be much weaker than in all the ages that came before. If the geulah is so close, it will require the children of Israel to pay part of their spiritual debt. How many still do not eat kosher. How many are not shomer Shabbat. How many are not shomer niddah. How many still.
On one side, many people do teshuvah. Many Jews in Israel. We are one people, all on the same boat. Even if I am shomer Shabbat, that will not stop me from suffering for my Jewish brother who is not.
2. Before the charms: teshuvah
The first thing to do is teshuvah. Before every « do this and you will get that ».
That does not mean the rest is worthless. It means teshuvah contains all the remedies, without exception. A decree does not come into this world unless it is to clean a fault. So we stop the faults, we do teshuvah on them, and that may stop the decree.
This first segulah comes from the Torah itself. God gives it, without denigrating the rabbis: the rabbis know what they say. God says: stop. You come to Israel, you do, you will have. Be blessed when you go out. Be blessed when you come in. You will sow, you will harvest what you sowed. Educate your children on the path of Torah.
If you do whatever you want, you look like someone who keeps going into debt and says: I cannot make it to the end of the month. Yes. Too much debt. What lot do you want? You would need more money: so more mitzvot.
Before speaking of anything else: first, do teshuvah.
3. You do not mock the king's sceptre
The Rav knows this is hard to hear. He himself, once, was not shomer Shabbat. He does not know how to lie. He does not know the « yeah, but you are still fine despite everything ». It is not because the right arm is well that, if the left arm is sick, we should ignore it. He would rather treat the problems than sweep them under the carpet on the pretext that one must be nice.
You do aveirot, you create demons you do not see. You do not care. You think that as long as nothing happens, everything is fine. You forgot the Flood. You forgot the Tower of Babel. You forgot Sedom and Amorah. You forgot Babylon. Time catches us.
It is useless to ask for segulot if one does not do teshuvah. One of the things that angers him most: many people look for abracadabra solutions. « I have a problem, don't you have a shemot, don't you have a trick. » Do teshuvah. What you are saying is: I continue to be who I am, but I will use a remedy of the Torah to fight the Torah itself. The trial that comes is there to remind you: do.
Those this insults can change the channel. He prays for kol am Yisrael every day. He annihilates himself for his people. He loves Torah more than anything in the world. He does not say he is worth more than you. He says what he says is valid for him and for you. He speaks in the name of the Torah, not in the name of what he thinks.
Using a segulah while remaining in the forbidden is like taking the king's sceptre and driving it into his eyes. Who are you mocking.
Baba Salé: everyone knew him. When someone came for an illness, for a money problem, for whatever you want, he asked: do you eat kosher? Do you keep Shabbat? You do not keep Shabbat. He said: I cannot help you. What I want to put in your basket, there is a hole, it will fall.
With love, words of love: before looking for the segulot we will study together, first and above all, be shomer mitzvot. Remember teshuvah.
4. More than half is the energy
Know that the energy one gives off in the face of the trial invests more than 50% of the success, or not.
You are nervous, emotional, anxious, sad. You start opening your mouth on the wrong side. « I am fed up, nothing works for me, I will never marry, I never have money, never. » You have just destroyed all the doors of the segulot. They depend on your faith. You limit? You have limited it. He is limited. You believe, it works. You do not believe, it does not work.
The greatest of the great, as Abir Yaakov taught, the grandfather of Baba Salé: if you do not believe in the word of the tzaddik, it does not hold on you. You believe, it holds.
You want a segulah that works for every trial? Always keep the smile. It does not cost much. It is the hardest of all: to overcome one's emotions, to overcome one's doubts through Jewish faith, saying gam zu letovah. This evil I live today, this situation, is preparing something good for tomorrow. I know it. On the condition of going in that direction: improving.
5. Parnassa: three pieces of counsel
If it is for parnassa, three segulot that work marvellously well.
- Separate maaser, or give a great deal of tzedaka.
- Be very concentrated during Birkat Hamazon, word by word.
- Melaveh Malkah: set the same table as Friday night, even if you do not plan to eat 75% of the dishes. Accompany Shabbat out with a king's table. Not Calorflex. Not a bit of cheese and bread. A beautiful Shabbat table.
6. Illness: silence in shul, one hundred blessings
To cancel decrees of illness, the first thing: learn to be silent in a synagogue. Do not speak. Each time you open your mouth in the synagogue, or this plague of the phone, or people with tefillin on their heads in the morning looking at the news: they do an issur. How many dramas take place in heaven when you speak in the synagogue.
The Rav: I have nothing to tell you. I love you. I do not have enough wisdom to speak with anyone here. I transmit, like a parrot, my studies.
In the book Avodat Hashem, he brings not only references but stories. Each time a Jew speaks in a synagogue, the accusing angels have the right to speak before God and accuse the Jew. So do not speak.
A segulah that is worth every detour this evening is that of Rav Ovadia Yosef. He insisted greatly on one hundred blessings a day. Man and woman. The source: King David was losing one hundred soldiers a day, young men dying, until he understood that one had to make one hundred blessings a day. Even if a person could not pronounce them, answering amen to another's berachah is considered as if you said it.
The Raavad writes that the hundred blessings a day cancel the ninety-eight curses of the Torah. And in those ninety-eight are all the bad decrees, all the bad gezeirot: illness, money, doubts, pain, lack, emptiness, lack of presence. How? Make one hundred blessings a day, pronouncing them perfectly. Baruch, and you stop. There is a comma. Not Baruch glued on. When you pronounce the Name, you concentrate on having the merit of pronouncing that Name. Borei pri ha'adamah: pronounce it well, there is a lamed. Take the time you need. Do not run.
Between the berachot, Birkat Hamazon, amen to Kaddish, amen to Borechu: all of that can cancel many decrees.
7. Zivug, Tehillim, Torah
For a zivug hagun, the Rav noted wondrous segulot: sing Shirat HaYam every day; read every night before sleep a perek of Shir Hashirim; help a hatan and a kallah to marry; honoring your father and your mother will help you marry. The most beautiful, known of all: cry to Hashem with tears. Not only to get married. Getting married can happen. Remaining married and flourishing, zivug hagun, there is only God. Going to the grave of Rabbi Yonatan ben Uziel, everyone knows it. Lighting a candle. Keeping, studying, fulfilling Shabbat in joy, singing Boi kalah, Shabbat malkah. Whoever improves his Shabbat will merit to marry his hagun.
Recite Tehillim with concentration. Depending on what one is speaking of: 20, 23, 91, 121 and 130, prayers of trust and supplication. Write them down.
The gift of tzedaka cancels decrees of death and of illness, as taught in Bava Batra.
Nothing is stronger than honoring Shabbat: buying in its honor, singing in its honor.
The greatest segulah of all the segulot, as it is written in Avot: the study of Torah, for every decree. Take an avrech, a person who studies Torah all day, for refuah shelemah, for parnassa, for the zivug, for aliyah. Above all support the Torah of Israel. This is not from him: they offer to « rent » study by the day, the week, or the month. Take a Torah class. Zikui harabim: share classes, bring people to do teshuvah. Support the people of Israel. Visit a sick person: you will yourself avoid being sick.
Rav Kanievsky had said: if you want to avoid illnesses, do not pronounce them with your mouth. Make understood what you are talking about, but do not say the word. Each word pronounced wakes the word itself to look at you.
Help a person. Visit a sick person. Support a family in difficulty. Support Torah. Everything you can bring to another will let hope and light enter your trial.
Nothing is stronger, Rabbi Nachman of Breslov will say, than not wasting your time with all kinds of segulot. Speak directly with the Boss, with a pure heart.
You do not know how to get out? Forgive everyone, if you want God to forgive you. Seek peace and pursue it. Repair the faults committed toward others: not only ask pardon: pardon yourself as well.
Before each prayer, even if you have already given tzedaka, give another coin. Tzedaka is an elevator that raises every thing toward heaven.
Hakarat hatov. If a trial comes knocking at you, it is essentially due to ingratitude, toward God or toward people. Show more gratitude.
Hazal tell us: as you judge, you will be judged. Learn to judge your fellow favorably. Raise him, find him merit, accompany him. That does not mean putting problems under the carpet. That does not mean ignoring. The Rav, in synagogue, may say the same thing as another (« who told you that you had come »), but he adds: at least you came. Do not lose your salary in the fact of speaking in the synagogue. Go all the way.
You criticize, one criticizes. You say it is not serious, one says it is not serious.
Maavir al midotav: the one who passes over his emotions. He should have gotten angry; he did not get angry. He could have answered a thousand things. If you were strongly humiliated in public, to the point of being wounded to the blood, and you smile at this trial, take it with love, see Hashem and not the individual who insulted you: all your decrees are cancelled, and all that you will ask that day will be granted.
One of the most extraordinary segulot: the joy of living. It seems ridiculous. The will to live can even push away the angel of death. There is an illness called dying of sadness. That is when one drops one's arms.
Take upon yourselves, from today, never again to criticize your Jewish brother, except if there is a psak: a bad person who influences others badly, who leads them toward their loss. Then a dayan, someone of substance. Otherwise, never speak.
Counsel worth gold. If you do not want to suffer in this world, never speak of the tzaddikim, never speak of the rabbis. You do not like, you do not agree. He is speaking of true rabbis, not of those who proclaim themselves, who have no rav: he calls those « ravagés ». True rabbis: you do not agree, do not follow. You doubt, that is your right. Do not open your mouth. When the gedolim speak among themselves, those are the eagles speaking. We the flies, we keep quiet.
Go pray at the graves of tzaddikim. Study the Gemara that corresponds to your problem. You lack blessing and you speak of maaser, of berachot. You do not keep niddah, you have problems, and you speak of masekhet Niddah. Ask your rabbis: given the problem I have, what should I study. If you are a woman and you do not study: you take a person who will study for you, whom you pay every month according to your means.
Four things that tear decrees: fasting, tzedaka, and prayer can change the whole action. A change of name, even a letter, or of place, can cancel decrees. One does not play with that. Especially the name. If you did not take the right one, or if it should not have been done, you fled a problem that can worsen. Refer to a rav. People call him often for this. Too early. No need. One changes a name only for extremely grave cases. Otherwise no.
8. Recap: illness, parnassa, couple
Illness. Pray for healing. Tehillim. Tzedaka. Medical care, of course adapted. It is silly to say, but it may need saying too. Above all: gather as many people as possible to pray for the sick person. A huge chain. The more there are, the better. The Rav has met dozens of clinical deaths: when people pray on earth, the letters rise before Hashem, and like hammer blows they break the bad decree.
Lack of parnassa. Prayer. Look whether in your work you do not steal. Honesty in business. Tzedaka according to one's means. Professional steps. Does your work prevent you from doing mitzvot, from praying. Birkat Hamazon. Work on yourself. Once I have done everything I have to do, I can ask a rav to make me a segulah.
A couple problem. First arrange yourself before looking for a segulah. « I have a shalom bayit problem, don't you have a trick? » Yes. Stop being heavy. Learn to be pleasant, that will arrange everything. Prayer, dialogue, pardon as soon as it is possible, adapted accompaniment if necessary.
Each thing can possess its remedy, and for that it is case by case. That is why it is a bit complicated to do « cancellation of decrees » in general.
9. The house the father stopped
The Rav finishes with a sentence very hard to hear, and very revealing.
The notion of the words « bad decree » belongs in reality only to your reception of the trial. Because what you consider as being bad is considered in heaven as being very good. What makes this difference? Ignorance.
A son wanted absolutely to buy a house. He did not know that his father had done everything at city hall to prevent that sale. When the son learned it later, he condemned his father: you never loved me, you always helped my brother, you meddle in my affairs. The father took it full in the face. He was extremely wise, pure and good. He loved his son more than his own life. He did not even have time to explain. The son slammed the door in his face.
A few months pass. The house is still not sold, until the day someone takes it. The year passes. Suddenly the city plans change. It will become two extremely noisy roads, thousands of cars every day, and his house will be at the center. The one who bought it tries to sell it by every means. Impossible: the noise, the crowd, the dangers. He sold at a loss.
The son comes back to his father: well, papa, I have to talk to you. You spared me a catastrophe. In the stupidity you did, there was still a lot of good.
The father: the stupidity that you define as a stupidity, it is because I, who was at city hall, had seen the plans that were to be voted to put two highways right around that house. That is why I did everything so that you would not buy it. Since I knew you were not going to listen to me, I stopped you from succeeding where you saw your victory.
The son began to cry. Forgive me, papa. I had not understood.
In practice
Tonight. One concrete teshuvah, not a shemot in its place. An issur you know. You stop.
The mouth. In synagogue: you are silent. The phone stays in the pocket. If you pray, you pray.
One hundred blessings. Baruch, comma, the Name. Do not run. Amen counts.
The table. Friday night and Melaveh Malkah: a king's table. Maaser. Birkat Hamazon word by word.
The Tehillim. 20, 23, 91, 121, 130, with concentration. A coin of tzedaka before you pray, even if you already gave.
The Torah. A page, an avrech, a class shared. For illness: medicine, and a chain of prayer. For the couple: be pleasant before looking for a segulah.
The smile. Gam zu letovah, on condition of going toward improvement. Do not speak of the tzaddikim. Do not criticize your brother. If you are humiliated, see Hashem.
The house. Before calling « bad decree » the door that closed on you, ask whether the Father had seen the plans.
What you call bad, heaven may call very good. The difference is ignorance. First teshuvah. Then the segulot. The basket, without a hole.
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